* Lecture du Haïku Calligramme: de bas en haut.
Au Bout de la Nuit,
L’Odeur du Café Noir
Au Petit Matin.
* Bar de Sala Comacina, un petit village de Lombardie au bord du lac de Côme.
Pour ceux qui veulent s’instruire, sachez que « Sottiglieria bar » signifierait
« un bar où on ergote » d’après Tiago qui parle italien couramment.
* Depuis la Cité Nocturne, un petit clin d’oeil amical à Damien Massart,
à sa plume magique et à son blog littéraire et photographique Camera Obscura.
Ouf!
Epuisée,
Assoiffée
Par ma balade dans les rues vides
Sans rencontrer âme qui vive,
Je vais m’asseoir
Sur le trottoir,
Et attendre ce doux café noir
Qui m’a guidée, sans le savoir,
Vers le matin.
Je suis bien…
Poursuite de la découverte des environs du lac de Côme. Tu nous gâte Ossiane.
Attendre l’ouverture du bar, en profitant de la douceur du petit matin… beau programme.
Douce nuit à toi.
Ou plutôt:
Ouf!
Epuisée,
Assoiffée
Par ma balade dans les rues vides
Sans rencontrer âme qui vive,
Je vais m’asseoir
Sur le trottoir,
Et rêver ce noir café
Au doux parfum qui m’a guidée
Jusqu’au matin.
Je suis bien…
(Je m’étais un peu pressée de poster ce poème. La fatigue de la rentrée, peut-être!..)
Bonne nuit.
Paissance des pas de nuit le silence entend
Les harmoniques où se perdirent mes yeux au fil des ruelles
Les détours favorisent les rendez vous en bout de course
Et dans le labyrinthe toujours le savoir efface ses traces
O douce nuit blanche auriez vous la monnaie de ma tête ?
Quand le soleil n’est plus
qu’une trace sur les murs,
les ruelles allument la nuit
de leurs feux blancs
et guident les passants
à travers le labyrinthe
qui mène à l’invitation du matin;
le jour alors
frappe à la porte
du bistrot Italien qui ouvre ses portes
en laissant s’échapper l’odeur noire
d’un café plein de promesses
à refaire le monde…
Catherine
Le silence dans la nuit
Marche à pas de loup
De ruelle en ruelle
Dérobant au passage
L’odeur des roses
Et des jasmins
Les éphémères tournent
Autour des lampadaires
Ivres de leur lumière
Et dans les chambres
Aux volets clos
Le sommeil ouvre
Ses fleurs de rêves
Le vent rapporte au lac
Les nouvelles du jour
Au sottiglieria bar
Les rideaux sont tirés
Un chat amoureux
Miaule sur les toits
Les rues se perdent
Et se croisent
La lune moud
Un café noir
Pour une veillée blanche
Jusqu’au lever de l’aube
Attente avide
Des gorgées du matin
dans le chant des oiseaux
nuit blanche… journée noire…
Bonjour ,
Nuit blache, lumière jaune , rue noire, murs verts, Enfin tout est couleur !
Bonne journée
Eric
Gros éclat de rire…
Je jette un coup d’ oeil en vitesse sur ton blog avant de conduire Syméon à l’ école….. Une tasse de café noir en main….
Bonne journée à toi, Ossiane…
J’ai rencontré ce matin…..
Un éclat de rire..une tasse de café noir dans les mains…
C’était peut être au bord du lac de Côme..dans une ruelle..
Ou sur un Blog…les photos étaient si belles…
Je ne sais…plus…les effets de ma nuit blanche…sans doute…
astuce poétique
une idée oui congeler les muses
celles apparues dans les rêves
de cette longue nuit blanche
pour les garder à disposition
jusqu’au bout de la vie ad eternam
dans la chaleur du café noir
choisir celle qui éveillera
l’ardeur de ce petit matin
Soleil me délivreras-tu un jour de ma nuit ?
au bout d’un horizon effondré
face à de sombres barreaux
je suis resté prisonnier…
par l’étroit sentier de la délivrance
pouvoir sortir de la schappe de la nuit
comme un rayon de lumière
à travers la déchirure d’un voile…
pourtant, nuit blanche,
quand le jour se lève…
parfois, rester dans son rêve
c’est peut-être mieux…
sven
je suis dans la nuit
sans fin – hélas le café
est toujours fermé
je suis dans la nuit
sans fin – hélas le café
est toujours fermé
bonjour Ossiane
tu as acheté un pied pour tes photos de nuit ?
ton infographie me donne le tournis et me fait penser à Giger (le créateur d’Allien)…
Tes mots s’envolent
Telles, chaudes et parfumées,
Des ailes de fumée.
François Arnal>> Je me permets de te répondre, puisque j’avais posé la même question. Il semble donc qu’Ossiane ait un stabilisateur d’image magique ;o) Pas de pied sauf les deux siens qui la font déambuler à des heures vraiment pas raisonnables ;o)
Ossiane>> Deux angles, deux points de vue. Mais une même chose photographiée. Un même lieu. Comme quoi, on croit détenir la vérité mais il y aura [heureusement] toujours une autre façon de voir.
et je crois que la voute est au bout de la première photo
>JE LIS TON BLOG ENCORE;
impossible d avoir mes mails
mais mon blog ouvert
JE REVIENS LUNDI TE DIRE
ET LIRE MON BLOG
BISOUS
annick
Nuit blanche… et voilà le résultat :
ça tourne dans la tête sur quelques notes égarées de saxo…. (déformation d’image réussie!)
Il est temps de se réveiller avec un p’tit noir bien corsé.
Mais le « petit matin » rechigne à paraître… Ta nuit est si belle, Ossiane ! Qui voudrait l’interrompre ? Le rideau de fer reste obstinément fermé et l’on s’attend à une soudaine bifurcation qui retiendra l’aube, un instant encore…
Dans ma tasse de café, j’ ai vu…. un lys réverbère…
La nuit en maintenait encore le parfum à portée humaine…
Blanche nuit
Je te laisse
Petit matin
De noir en noir
Au fond
J’oublie le marc
Fait prisonnier
Au fond d’un bar
Un p’tit café
Un vrai nectar
Derrière des grilles
En fer forgé
Rêve de vétilles
Et d’liberté
attendre un peu, parceque tout est fermé !
Encore une nuit blanche…
sur son fidèle hippocampe
le chevalier « Café Noir »
au Petit Matin
rentre par les profondeurs…
Beaucoup de noctambules cette nuit ;-))
>Anne-Marie :
A peine j’avais publié que ton poème est sorti d’un jet 😉 Merci Anne-Marie pour ce poème teinté d’humour. Que ne ferait-on pas pour attendre un bon café ? Je me tais sinon je vais avoir toutes les marques de café qui vont me tomber sur le dos 😉 Bises du jour et bonne reprise !
>James :
Un clin d’œil complice au noctambule que tu es aussi. Nos regards se sont croisés cette nuit sans le vouloir au détour de ce café imaginaire …Belle journée à toi.
>Tim :
Bonjour Tim, sois le bienvenu ici 😉 Voilà une belle entrée en matière poétique pour cette première visite. Tu joues avec les sonorités dans cette déambulation nocturne dans laquelle l’esprit vagabonde. Bien à toi Tim. Au plaisir de te revoir et que la journée te soit douce.
>Catherine :
Cette promenade de nuit qui dure depuis un certain temps peut commencer à faire penser à un labyrinthe 😉 Dans ce poème paisible, ces lumières blanches sont moins agressives que dans ton précédent poème. Ici, elles guident tes pas sereinement vers un moment attendu. J’aime beaucoup la façon dont tu fais apparaître le jour. La vie reprend ses droits au travers de ce lieu d’échange. Merci beaucoup pour la douceur de cette évocation. Bises.
>amichel :
Superbe poème Michel ! Instant magique. Sous ta plume, le silence prend vie et fait tourner la tête des fleurs mais aussi celle des dormeurs. Le village se déforme comme la nuit qui s’effiloche. C’est la troisième image qui t’a conduit à aller dans cette direction. Très belle image aussi cette lune qui moud le café. Merci pour ce beau poème surréaliste. Je t’embrasse.
>mademoiselle P :
Bienvenue également à toi au coeur de ta nuit presque blanche;-) J’espère que ce présage ne se réalisera pas. A bientôt peut-être. Amitié.
>Eric :
Bonne observation sur toutes ces couleurs; j’aime beaucoup le noir et blanc et mais je ne suis pas encore passé à l’acte 😉 Bien à toi Eric ; j’espère que tu vas bien.
>Kaïkan :
Ca me fait très plaisir de savoir que ma note a égayé ton petit déjeuner 😉 En plus, tu as fait comme Madame Irma puisque tu as vu des choses extraordinaires et fantastiques dans ta tasse. C’est tout ce que je voulais 😉 Mes hommages à ton pouvoir extralucide, petite sœur 😉
>Pierre b :
Merci pour cette amusante réflexion poétique à chaud 😉 J’espère que tu es parti au travail le cœur léger. Amicales pensées.
>bouldegom :
Petit poème délicieux et plein d’humour 🙂 Congélation , hibernation, réchauffement d’un rêve au moment désiré, on se croirait en plein roman de SF 😉 Merci à toi, astucieuse poétesse.
>Sven :
Cette nuit est bien longue, Sven et il est temps d’en sortir. C’est une bonne idée d’avoir utilisé la grille baissée de ce café pour faire valoir l’enfermement du noir. Mais faut-il encore être capable d’affronter la lumière du jour ? Merci beaucoup pour ta belle poésie.
>Brigetoun :
Impatience, impatience brigetoun 😉
Effectivement, je vois cette arche qui selon toi serait la porte de sortie 😉 Mystère… Ne craque surtout pas 😉
>François :
Bonjour l’ami, tu te décides à sortir de ton beau jardin ;-)) J’ai un pied mais ne l’ai pas utilisé ici. Pour le reste, UU a répondu à ta question et il a bien fait car je ne suis pas en avance 😉
Quant à l’infographie, je voulais qu’elle te donne le tournis car ma nuit s’enfuit peu à peu;-) Trop gentil de me parler des dessins de Giger. Bises lumière SG.
>Martine :
Si tu as écrit ce joli haïku, c’est que tu aimes ma note ;-)) Tu as bien vu ce que j’ai essayé de faire passer au travers de la troisième image. Bon oeil, Martine !
>Claude :
Bonjour Claude, je suis contente de vous lire sur mon blog car j’aime bien ce que vous écrivez. Je vous croise de temps en temps chez Frédéric, Vi, Kaïkan, Fugitive, Sylvie et j’en oublie. Je suis très touchée par votre regard sur ce que je fais. Vous êtes la bienvenue ici. Je vais aller vous rendre une petite visite tout à l’heure. A très bientôt.
>UU :
Merci UU de m’épauler ainsi. C’est un sans faute; ça se voit que tu as l’habitude;-))
Tu as raison de souligner ces deux angles de vue différents du même endroit. J’essaie souvent de tourner autour d’un sujet de diverses manières pour en extraire modestement un contenu à plusieurs facettes. En photo, il ne faut pas hésiter à bouger, se déplacer. En plus ça fait faire de l’exercice 😉 Bonne journée, je t’embrasse.
>Annick :
Merci pour ta gentille petite visite. J’espère que tout va bien de ton côté. A très bientôt.
>odile b :
Bonjour Odile. Je te souhaite la bienvenue:-) Merci pout ton compliment. Tu as sans doute suivi tout cette série sur la nuit pour en parler ainsi 😉 Belle journée et merci. Au plaisir de te revoir ici.
>Fugitive :
Merci Fugitive de t’être laissée glisser ainsi dans le noir avec autant de facilité 😉 Tu essaies de me faire parler sur la suite 😉 Continuera ou pas… A ton avis ?
>L’œil vagabond :
Et bien voilà, le marc est arrivé avec le pouvoir extralucide de Kaïkan ! 😉 Magique ! Je te taquine, Chris. Ton poème est superbe avec tous ces glissements de sens sur le noir et ce marc qui reflète les restes nocturnes. Bises chaleureuses.
>Daniel :
Ton poème est très gai et amusant. On a envie de le fredonner avant de partir au travail. Merci Daniel pour ta belle poésie qui donne le cœur léger.
>Véronique :
Attendre patiemment car c’est peut-être lundi 😉 Aïe, que vont dire ceux qui ont envie de voir le jour. Euh… je n’ai rien dit.
>Fred :
J’espère que cette première phrase ne te concerne pas, Fred ?
Une belle interprétation de la troisième image ! On baigne en pleine rêverie et fantaisie. J’aime ! Merci à toi; bises vers ton ciel toulousain.
J’aime cette réalité qui se distord. J’aime aussi ce haïku qui joue de belle manière sur nos réflexes conditionnés: au bout de la nuit, on attendrait la blancheur de l’aube, et c’est le noir du café, par son odeur (belles correspondances!) qui arrive. Bien vu!
Amicalement,
J’aime
sur ces photos de nuit, ce qui m’intéresse le plus c’est ton travail de retouche sur l’image, que je lis comme des tableaux abstraits, tu mes connais, et dont j’apprécie, tantôt l’atmosphère, tantôt la composition, tantôt les harmonies de couleurs…
>A tous:
Je signale que Neyde qui écrit depuis le Brésil vient de déposer un poème sur la note « Projecteur »
>Richard:
Je suis contente que ce haîku t’ait plu;-) J’ai en effet voulu jouer avec le noir du breuvage mais aussi du bar obscur et bien sûr avec la nuit blanche. J’aime bien jouer sur l’ambiguïté des situations pour ouvrir l’imagination. En revanche, je ne sais pas trop si le monde des haïkus exploite ce genre de registre. Bonne soirée. Amitié.
>Emma:
Je commence à bien te connaître ainsi que Raphaëlle puisque je suis avec grand intérêt vos tâtonnements, émois et découvertes graphiques. Votre art en marche me plait beaucoup. J’essaie à ma manière de décliner graphiquement ma vision des choses à partir d’un poème. Pas toujours facile de concilier les deux. Je te remercie d’y trouver de l’intérêt. Bonne soirée à toutes les deux.
page blanche
le pavé résonne
les voix des poètes
se répondent en écho
ping-pong sonore
d’une nuit blanche
le bar a baissé
son rideau de fer
quel trésor de poésie
veut-il protéger
les poètes enflammés
ont soudain disparu
au coin d’une table
dans le train de nuit
sur une banquette
jusqu’au petit matin
les poètes se noient
dans le marc de café
NUIT BLANCHE
Si tu
ne m’embrasses pas
Le froid,
Comme un fouet,
vient sur moi
Sans pitié.
Si tu
ne me parles pas,
Le froid,
dur et poignant,
Congèle mon âme
Sans remords.
Si loin …
Les mots très doux,
Chuchotées,
Simplement.
Si loin …
Les heures d’amour,
la chaleur,
les regards,
tant de choses
que les amants
connaissent
Si loin …
Les rires,
Les soupirs,
Les espoirs
Si loin …
Je suis à l’attente
Dans la nuit blanche.
Le bruit des pas
Résonnent dans la ruelle.
Naïve,
j’ouvre ma fenêtre.
Ce n’est personne,
Ce n’est rien,
Ce n’est que mon Coeur
Qui écoute en excès.
Désolée,
Je ferme ma fenêtre.
Mais,
Cette fois,
sont des pas
oui
Sont des pas.
Mais,
Sont aussi
des rires,
des soupirs …
Sont des amants,
Qui s’embrassent,
Qui échangent
Mots d’amour,
Au silence de la nuit,
Loin des réverbéres,
Mais,
Sans discrétion,
Sous ma fenêtre,
Pour me faire
souvenir,
pour me faire
souffrir
Nuit blanche
Très longue sans toi…
Le Coeur battu,
Le lit vide.
Une vie,
Une éternité
Combien
Des nuits blanches
J’aurais
Jusqu’à ton retour?
Et toi,
Tu retourneras?
Au seuil de cette longue nuit blanche
Tous, vibrons d’une avide attente :
Les uns, l’ouverture du bar
Pour, autour d’un bon café noir,
Refaire le monde, quelle promesse !
D’autres, que jamais ne cesse
Cette balade, continuer à rêver
De vétilles et de liberté..
Pour d’autres enfin
La sortie n’est pas loin
De ce labyrinthe abscons
Le porche à la bifurcation ?
Tu nous promènes, Ossiane,
Nous te suivons du coq à l’âne,
Sur le fil de tes rêves.
Et si cette balade à Côme s’achève,
Au seuil de cette longue nuit blanche
Tous, vibrons d’une avide attente :
Où que tu ailles, nous te suivrons
Et tous ensemble rimaillerons…
>Bouldegom:
Formidable page blanche que tu as écrite au terme de cette nuit blanche car c’est en effet ce qui se passe sur le blog depuis ce petit matin;-) Cette page est devenue le Café des Poètes bien à l’abri des regards dans lequel vos voix se mêlent, s’interpellent, se croisent, se répondent, se taquinent, se sourient 24h sur 24. Merci beaucoup et souhaitons que vous puissiez puiser toujours autant d’inspiration et de poésie dans ce marc de café. Bien à toi, Bouldegom; je t’embrasse.
>Neyde:
Visiblement, tu as puisé beaucoup d’énergie dans le marc de café;-) C’est évidemment un autre beau compliment mérité que je vais te faire Neyde. Tu as beaucoup donné pour nous aujourd’hui et ta poésie est toujours aussi belle et pleine d’émotions. Elle nous parle intensément. Poème d’amour sur le temps qui passe, l’absence et l’attente. Besoin de mots, de chaleur, de regards, désir d’être aimé. Les bons souvenirs remontent à la surface et se font cruels. Quand reviendras-tu?
Un grand bravo pour tout aussi bien pour le français que tu pratiques à merveille que pour la qualité de ton écriture et de ta personne. Je t’embrasse bien fort de France et te remercie chaleureusement. A bientôt!
>Anne-Marie:
Que de beaux compliments à faire ce soir;-) Anne-Marie, tu as pris ton temps pour venir t’exprimer ici mais cela en valait la peine car je te sens de plus en plus à l’aise. D’autre part, ce que tu racontes dans ce poème ne me laisse vraiment pas insensible. Tu y résumes parfaitement bien toutes les sensiblilités exprimées de ce blog et que je pense reconnaître;-) Finalement, cela fait une grande famille réunie autour des mots et de ce labyrinthe imaginaire. J’essaie de ne pas trop vous malmener, tu sais et je vous suis très reconnaissante pour cet attachement qui me surprend de jour en jour;-) Bien à toi Anne-marie. Tu fais bel et bien partie de l’équi page maintenant;-) Bonne nuit!
Ossiane,
le haïku est plus important par ce qui est entre ses mots que par ses mots eux-mêmes. Ouvrir l’espace à la résonance, à des sens multiples, est précisément la caractéristique d’un bon haïku. Tu es donc en plein dedans.
Amicalement,
Richard
non, finalement, j’ai déjà dit chez moi que j’étais folle de ces plumes blanches sur lesquelles j’allais mettre un mot, alors je choisis plutôt de m’arrêter ici, sous ce réverbère, avant d’entamer cette nuit, pour dire que j’aime de plus en plus décidément les Haïku calligrammes que je trouve de plus en plus beaux, de plus en plus aboutis, de vrais tableaux!
Merci du coucou chez moi et de la passerelle! Dommage qu’elles ne permettent pas les petits cafés entre amis!
>Richard:
J’aime la façon dont tu me décris ces caractéristiques car ça me parle. Pas facile à expliquer tous les tenants et aboutissants d’un bon haïku car ça se passe beaucoup au niveau des sensations. Il me semble que les mots doivent rester simples, sans trop de métaphores et d’emphase. Merci pour tes conseils. Bonne nuit.
>Camille:
Bonsoir Camille;-) Contente de cette passerelle également;-) Les petits cafés entre amis restent pour le moment au stade du virtuel et par exemple dans le café italien qui est sur la photo;-) Alors à nous d’imaginer, les sons, les odeurs et les regards. Merci beaucoup pour ton appréciation qui me touche. A très bientôt et bonne nuit.
Elles serpentent
Montent
Grimpent
Se tortuent
Colimassonnent
Gravissent
Sillonnent
Affluent
Attirent
Interpellent
Les ruelles
Dans lesquelles
On se retire
On s’englue
On s’enfonce
On se perd
On se trouve
On sourit
Tout seul
D’un graffiti
D’un chat gris
D’une fenêtre improbable
D’une fontaine d’eau potable
De mosaïques
Comme aux Sables d’Olonnes
D’inscriptions prosélites
De cul-de-sac
De rencontres fortuites
D’air de musette qui s’accordéonnent.
On s’y amuse !
Tu as raison, j’ai pris mon temps pour vous rejoindre.
J’ai découvert ton blog par hasard, il y a un an – -presque exactement!
Je me suis d’abord délectée de la beauté de tes photos, de celle de tes haïkus et de tes calligrammes.
Ils ont immédiatement résonné en moi.
Voir, sentir, imaginer, créer, donner…
Cela me plaisait bien, je prenais.
Puis j’ai découvert les élans poétiques que tout cela suscite.
L’un, l’une ou l’autre, selon le sujet, les inclinations personnelles ou le hasard de la vie, se montre sensible à une photo, un poème, une infographie, une série…
Et, si chacun te répond, à sa façon, il est vrai que nos imaginaires se répondent entre eux – parfois en temps presque réel!
Voir, sentir, imaginer, créer, lire, créer, et partager…
Cela me plaît encore mieux!
J’ai découvert grâce à toi le blog de Pierre, « Champ », qu’il nous invite à cultiver avec lui. Avec son accord, j’ai partagé, comme j’avais fait avec toi, quelques bouts de son univers avec mes élèves.
Et voilà, pleine de tout cela, je me permets maintenant d’ ajouter, chez toi comme chez lui, mon propre grain de sel! Avec énormément de plaisir.
Bonne nuit à toi, et merci, bonne nuit à tous et toutes.
Annemarie
rêves bleus pour nuit blanche…
Vrai, que toujours on se délecte, s’émerveille de la beauté de tes photos et de tes mots, Chère Ossiane…toujours, oui, vrai bonheur…Mercis en ribambelle..
Univers vert !
Ombres de lumières !
La nuit tout est chamboulé comme sur ton Haïku calligramme.
Nuit blanche sur fond de piano-bar, parcours mon imaginaire, en psaumes de spleen en onze poèmes de Limbes.
>Guillaume:
Un beau poème en trois temps. A quand le bout de la nuit? Elle n’en finit pas de s’étirer dans ce labyrinthe poétique. Cette succession de verbes sinueux pour décrire les ruelles, de sensations diverses éprouvées par le promeneur et de sujets rencontrés fait qu’on s’y sent bien et qu’on n’a pas envie de sortir de ce petit théâtre à l’écart du monde;-) Les yeux restent ébahis et heureux. Merci Guillaume de nous faire rêver ainsi.
>Anne-Marie:
Je me souviens très bien quand tu es entrée en contact avec moi;-)Ton expérience personnelle vis à vis de mon blog est très intéressante. Tu as reçu pendant des mois en regardant, lisant et écrivant dans l’ombre et un jour tu as eu envie de t’impliquer en partageant tes créations avec les autres passagers de L’Oeil Ouvert. Je crois que ces partages entre nous sont très importants. Ils permettent de recevoir d’autres regards mais aussi de créer en direct puisque le poème d’un tel peut influer sur le suivant. C’est presque de la poésie interactive. Hier soir, dans la succession de poèmes qui ont été déposés, j’ai trouvé que les poésies s’enchaînaient les unes aux autres et qu’un poème en appelait un autre.
Pierre est quelqu’un que je connais depuis longtemps maintenant. J’aime beaucoup sa peinture et sa personne. Je suis contente que tu puisses faire cette autre expérience pédagogique avec lui. Son univers devrait intéresser et toucher tes élèves.
J’espère que les élèves qui avaient travaillé sur la poésie de façon ludique à partir de mon blog continuent à écrire et imaginer. Les enfants sont très demandeurs de choses qui les font rêver et ont moins de barrières que les adultes.
Voilà Anne-Marie, les présentations sont faites;-) Continue à nous faire partager tes grains de poésie lumineux. Je t’embrasse.
>Vi:
Chère Vi, merci pour tes petits éclats de mots chaleureux qui font toujours chaud au coeur. Tu as la poésie à fleur de peau avec ces mercis en ribamabelle;-) Belle journée à toi.
>Michel (2):
Michel, ce ne sont pas les Martiens qui sont arrivés;-) Pas encore ! Mais il est vrai que tu peux te poser des questions sur la forme de ce calligramme. Le café en vaisseau de l’espace, ça te plait, rêveur des étoiles?
>Bruno:
Le coeur un peu triste, Bruno, dans ce café noir. Je sais que tu es un grand admirateur de Baudelaire;-) Merci pour ta prose poétique à nulle autre pareille;-) La bise du sud vers Bruxelles.
Dans la profondeur de la nuit
La ruelle s’enfonce dans l’infini
Le vent chaud dans les caféiers
bercent les rêves du cabaretier assoupi.
J’ai voulu que ma nuit soit blanche,
Mais hélas, je me suis endormie,
De mes rêves, j’en n’ai pas de souvenirs,
Il fait froid pendant la nuit…
Mais lorsque la chaleur de l’été reviendra…
Mes nuits seront blanches,
Même sans prendre un bon «café expresso»!
Voila la pas est fait je suis dans ton monde !!
faut juste que je m’y fasse désolé pour les erreurs de début
>MTO:
Un très joli poème sur lequel souffle la brise légère de tes mots qui nous emportent très loin sur une terre lointaine. C’est une bonne idée d’avoir exploité les rêves de caféiers du cabaretier. Ta pointe d’humour apporte de la magie à ce petit café tout noir qui s’éclaire tout d’un coup. Un grand merci. Belle journée à toi.
>Cristina M:
Tu as choisi de partir à contre-courant de la nuit blanche qui en général a un aspect un peu négatif. Tu as eu raison car cela donne des ouvertures poétiques intéressantes. Dans le cas de ton poème, elle symbolise été et chaleur alors qu’une nuit de sommeil représente froid et vide. Tout le contraire de ce qu’on pense habituellement. J’aime beaucoup. Merci pour ta plume sensible ainsi que pour ton amitié.
>Bruno:
Le grand jour est enfin arrivé;-))
Bienvenue dans mon monde sur la plateforme du Monde !!
Nous sommes donc collègues maintenant;-) J’ai bien sûr changé ton lien sur mon blog et j’invite les visiteurs à aller te voir à ta nouvelle adresse. http://brunodecuyper.blog.lemonde.fr/
Je t’avais bien dit que ton problème d’identifiant finirait par se débloquer;-) Ne te bile pas avec les erreurs. Il faut prendre le temps de te roder. Si tu as besoin d’infos ou de tuyaux techniques, n’hésite pas à faire appel à moi.
Des bises blogophiles vers toi.
remarquable, Ossiane, comme toujours!
Pour moi, ce sera un T.
>Break:
Bonjour et bienvenue ici;-) Visiblement, tu connais mon blog. C’est très gentil d’avoir interrompu le silence pour te présenter;-) Après le café, maintenant le thé, il falloir que je finissse par ouvrir un véritable café imaginaire;-) A quand le soda ? Merci et au plaisir de te revoir sur ces pages. Bien amicalement.
Bonsoir,
Quelle qualité de piqué,et les compositions sont si harmonieuses…Une personnalité artistique..Vous, vous l’avez développée..
Permettez-moi de nommer votre site sur mon blog?
Ooi ton haïku calligramme est particulier cette fois.
J’y vois une tête de cheval … avec un cavalier ….
Sans doute l’as-tu réalisé à partir de l’une des photos.
Peut-être une figure dans la tasse de café noir ?
Il est étonnant en tout cas.
Petits problèmes pour vous répondre hier soir. Mon blog n’était plus accessible.
>Jelb:
Bonjour et bienvenue sur le blog;-) Merci pour vos remarques qui me touchent. J’avance tranquillement et modestement dans cette aventure qui me plait beaucoup. Pas de problème pour que vous me nommiez, merci. Au plaisir de vous revoir. Bien amicalement.
>Michel (2):
Oui Michel, je pars toujours de la photo pour réaliser le calligramme. J’y ai pensé aussi à la tête que tu vois; le cavalier d’une partie d’échecs;-) En fait, c’est le Café des Images dans lequel on peut y voir ce que l’on veut;-) Bien à toi. Bonne fin d’après-midi!
Ce blog est absolument magnifique!!
>Ars:
Merci beaucoup, au plaisir de te croiser à nouveau sur le blog. Bien à toi.
La nuit
Quand se ferment les yeux s’ouvre une nuit de délices
Pleine de fleurs exotiques et de fruits parfumés
Sous l’ombre dense des palmes des arbres tropicaux
Tout pousse la vanille et la noix de coco
La sève produit de l’ambre et des fruits à chair blanches
Telles les mailles d’un filet des lianes relient les branches
Des singes aux membres longs à la queue préhensible
s’élancent en hurlant vers d’invisibles cibles
Des aras rouges et vert le dos portant casaques
En écartant les ailes se mêlent aux macaques
Pour boire le suc des fleurs dans leurs profonds calices
Comme on passe du fil par le chas d’une aiguille
D’agiles colibris guère plus gros qu’une abeille
Font ronronner leurs ailes ainsi que des hélices
Alain
La nuit
Les squelettes des branches déchirent la nuée
Des ombres se déplacent fantômes exténués
La pluie frappe au dehors sur les volets fermés
Les longues nuits d’hiver les loups sont affamés
Le vent à chaque poussé jette ses cris d’effraie
Vous êtes épuisés chaque bruit vous effraie
Le sommeil vous a fuit ouvrant une plaie béante
La peur s’est installée qui vous tenaille le ventre
Sur le trottoir d’en face la mort est là qui passe
Les arbres qui se balancent font d’horribles grimaces
On dirait des cadavres que des bêtes lacèrent
Et de ces morts vivants tombent des lambeaux de chair
Alain